Infos sur le Tai Chi Chuan, bienfaits...Les origines, les maîtres de la lignée Yang, légendes...Particularités, art martial interne, école ITCCA, la Forme longue, Qi Gong, exercices taoïstes...

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LE TAI CHI CHUAN EST PLUS QU'UNE SIMPLE GYMNASTIQUE... En Chine, des gens de tout âge s'adonnent dès l'aube dans les parcs ou sur les places, à des exercices corporels aux mouvements fluides et circulaires, enchaînés au ralenti et avec précision dans un ordre établi. Il s'agit de Taï Chi Chuan (ou Taiji Quan)... que l'on croit souvent en Occident être une sorte de "gymastique" douce plutôt destinée aux personnes d'un certain âge qui ne pratiqueraient pas un sport dynamique...

NOTRE ASSOCIATION, DONT LES MEMBRES (JEUNES ET MOINS JEUNES) PRATIQUENT SUR TOULON ET LA GARDE (VAR) LE TAI CHI CHUAN STYLE YANG ORIGINEL, souhaite à travers cette page vous en faire découvrir les nombreux aspects. Cette approche est complétée dans la rubrique ENSEIGNEMENT par une présentation des cours dispensés (horaires, lieux, modalités pratiques) et nos coordonnées si vous avez envie, vous aussi, de faire une initiation ou bien de pratiquer et rejoindre notre école. Nous vous souhaitons BIENVENUE SUR TAICHI83.ORG et vous invitons à cliquer sur les en haut de chaque page ainsi que sur les divers liens de navigation (en vert et soulignés).

   
   
 
 
 

TECHNIQUE DE SANTE DU CORPS ET DE L'ESPRIT PRATIQUEE EN CHINE DEPUIS DES SIECLES, le Taï Chi Chuan s’est constitué à partir des 4 grands courants suivants : l’acupuncture traditionnelle, la méditation taoïste, les arts martiaux et la philosophie taoïste. C’est une approche de l’être dans sa globalité. Il forme avec le Qi Gong l’une des 5 branches de la Médecine traditionnelle chinoise : celle des exercices énergétiques. Les 4 autres branches sont l’acupuncture, la diététique chinoise, la pharmacopée chinoise (herbes médicinales) et le massage Tui Na.

ART DU MOUVEMENT ET ETAT D'ETRE recherché dans la pratique du zen, le Taï Chi chuan se pratique avec calme, lenteur, harmonie... et se savoure avec une sérénité et une joie profonde.

ART DU SOUFFLE ancré dans la connaissance très pointue des lois de l'énergie vitale (le Qi), il nous relie à notre centre, à ce qui nous entoure, au cosmos. C'est pour cela que l'on se réfère souvent au Taï Chi Chuan comme à une méditation en mouvement et qu'il peut peut être ainsi considéré comme une voie, un cheminement interne, car son apprentissage nécessite du temps, une pratique constante et assidue, maîtrise et lâcher prise, écoute de soi même et recherche personnelle...

SA PRATIQUE CONTRIBUE ENTRE AUTRES A MAINTENIR UNE BONNE SANTE PHYSIQUE, MENTALE ET SPIRITUELLE. Elle améliore au plan physique la souplesse des tendons et des articulations, l'équilibre, la coordination motrice ; elle renforce le système musculo-squelettique et l'alignement du dos. Les fonctions métaboliques, nerveuses et respiratoires sont renforcées ; les tensions se libèrent. En outre, grâce à son côté méditatif et relaxant, à l’extrême précision et lenteur des gestes à exécuter, le Taï Chi Chuan permet d’apaiser son mental, d'augmenter concentration, mémoire et sensation de bien être. Il favoriserait aussi au plan spirituel une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement (schéma corporel, confiance en soi, relation à l'autre, manière de réagir à ce qui nous entoure...). + d'infos en cliquant ici (article Revue Médecins du sport Avril 2009)

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LE TAI CHI CHUAN ET LE QI GONG PEUVENT SE PRATIQUER SEUL OU EN GROUPE, en salle ou en extérieur, idéalement en pleine nature, et sans aucun équipement particulier. On peut refaire les mouvements chez soi pour un bien-être quotidien.

Définition :
Qi
(prononcez Chi) = l'Energie - Yi = l'Intention - Qong (prononcez Kong ou Kung) = le Travail, l'Accomplissement

Il existe plusieurs styles de Taï Chi Chuan dont les origines historiques sont complexes en raison de sa transmission orale et des secrets qui entouraient par le passé son enseignement (à vocation martiale)...

Pour en savoir + :
WIKIPEDIA

 
 
 
 

L'expression Tai Ji Quan se compose de trois idéogrammes dont les deux premiers signifient littéralement "faîte suprême" et incluent à la fois des notions d'équilibre dynamique et de but à atteindre. Le troisième caractère Quan signifie "poing" ou "combat à mains nues" et incorpore la dimension des arts martiaux. Les trois caractères peuvent donc se traduire par combat suprême avec un adversaire ou avec soi-même...

On attribue l'origine du Taï Chi Chuan au sage taoïste chinois CHAN SAN FENG qui vécut au 11ème siècle sous la dynastie des Sung. Il fut fasciné par le combat d'une grue et d'un serpent. L'oiseau faisait des mouvements rapides et saccadés, le serpent lui bougeait avec souplesse en spirale et esquivait en ondulant les coups de becs violents de l'oiseau. De ce combat, le moine eut la révélation : les mouvements souples, sinueux, lents et ininterrompus l'emportaient sur les mouvement droits, secs et saccadés. Chang San Feng comprit que la véritable force est celle de la souplesse qui englobe et neutralise la force brutale. Très tôt dans l'histoire, l'art du combat fut en effet marqué par la pensée Taoïste et ses grands principes : LE YIN ET LE YANG.

"Chan San Feng, le maître des trois pics, était de robuste constitution et de grande taille, svelte, avec un air redoutable si ce n'était son regard exprimant une tranquillité apaisante avec une lueur de bonté. Son visage était entouré d'une barbe épaisse et touffue et d'une chevelure terminée en chignon. Été comme hiver, on le voyait déambuler avec la même tunique fabriquée dans une seule pièce de bambou tressé. Il tenait le plus souvent un chasse-mouche fait d'une crinière de cheval. Assoiffé de connaissances, il passa la plus grande partie de sa vie à pérégriner sur les pentes des monts Sen-Tchuan, Chansi et Houe-Pe. Il visita ainsi les hauts lieux du Taoïsme, allant d'un monastère à l'autre, séjournant dans des sanctuaires et des temples que les pentes escarpées de la montagne rendaient difficilement accessibles. Partout où il passait, il étudiait les livres sacrés et interrogeait sans relâche sur les mystères de l'univers.
Il fut très tôt initié par les MaîtresTaoïstes à la pratique de la méditation. Un jour, alors qu'il méditait déjà en silence depuis des heures, il entendit un chant merveilleux, surnaturel... Observant autour de lui, il aperçut sur la branche d'un arbre un oiseau qui fixait attentivement le sol. Au pied de l'arbre, un serpent dressait sa tête vers le ciel. Les regards de l'oiseau et du reptile se rencontraient, s'affrontaient. Soudain l'oiseau fondit sur le serpent en poussant des cris perçants et entreprit de l'attaquer avec de furieux coups de pattes et de bec. Le serpent, ondulant et fluide, esquiva habilement les violentes attaques de son adversaire. Ce dernier, épuisé par ses efforts inefficaces, regagna sa branche pour prendre des forces. Et à nouveau, il repartit à l'assaut. Le serpent continua sa danse circulaire qui se mua bientôt en une spirale d'énergie tourbillonnante, insaisissable."

La légende nous dit que Chan San Feng s'inspira de cette vision pour fonder le Wu-Tang-Pai, le style de "la main souple" qui, façonné par des générations de Taoïstes, devint le Taï Chi Chuan. C'est pourquoi les mouvements du Taï Chi Chuan n'ont ni début ni fin. Ils se déroulent souplement comme le fil de soie d'un cocon et s'écoulent sans interruption comme les eaux du fleuve Yang-Tsé...

<< La légende
de Chan San Feng

YANG LU CHAN (1799-1872) EST LE FONDATEUR DU STYLE YANG

Lorsqu'il était encore jeune, Lu Chan ne connaissait pas le Taï Chi Chuan. Il pratiquait la "boxe Shaolin" mais en restait à un niveau qu'on dirait aujourd'hui externe. En effet, ce ne fut qu'en rencontrant un grand maître de Taï Chi, Chen Chang Xing, qu'il découvrit qu'on pouvait développer une force extraordinaire ne relevant pas de la force musculaire. A vrai dire, il mit du temps à la maîtriser... En effet, après 6 années d'apprentissage auprès de Chen Chang Xing, Lu Chan revint dans son village et se vit défié d'emblée par certains pratiquants d'arts martiaux qui voulaient jauger la valeur de l'enseignement qu'il avait reçu ; le pauvre Lu Chan ne résista pas longtemps !
Il retourna donc dépité au village de son maître et se remit à s'entraîner pendant encore 6 années. Lorsqu'il revint à son village, de nouveaux combattant vinrent le défier. Malheureusement, même s'il résista mieux que la première fois, sa démonstration ne fut pas convaincante. Il retourna une troisième fois voir son maître, qui lui enseigna alors tout ce qu'il savait.
Au terme de cet apprentissage, Lu Chan ne fut plus jamais vaincu. Pourtant, malgré les 18 années passées au total auprès de Chen Chang Xing, Yang Lu Chan n'était pas complètement satisfait, à la fois théoriquement et pratiquement. Il continua à développer ses techniques, à tel point que, invité par le gouverneur de l'Empereur Tao Kuang à Pékin et défié par les plus grands pratiquants d'arts martiaux qu'il terrassa tous, il fut surnommé "Yang l'Invincible".

Contrairement à ses fils, Lu Chan n'utilisa pas cette énergie développée uniquement pour le combat : il passa le reste de sa vie à la développer à travers les Chi Kung (Qi Gong), à l'intégrer aux massages et à la comprendre à partir des méridiens d’acupuncture. L'énergie déployée pour le combat s'averrait très utile pour la santé. Devenu maître dans cet art, surnommé " l'Insaisissable, Yang Lu Chan créa son propre style qui prit son nom (style Yang) et qu'il transmis à ses descendants…

 

"Yang Lu Chan, après une visite qui s'était prolongée tard dans la nuit, retourne chez lui. Il traverse un quartier mal famé de Pékin et marche à grandes enjambées, soucieux de passer rapidement. Mais au coin d'une ruelle, une bande de malfrats l'attendait. Il tente de fuir mais le groupe est nombreux et armé de bâtons, gourdins, matraques, et déjà l'encercle. Au vu du nombre élevé de ses adversaires, Lu Chan ne tente même pas de se défendre. Il s'enroule dans son manteau aussitôt qu'on l'attaque et se laisse tomber à terre. La bande se déchaîne sur cette proie facile qu'ellel assimile vite à un sac d'entraînement. Au bout d'un moment, les voyous épuisés se lassent de frapper ce sac inerte et pensant qu'il avait eu son compte, l'abandonnent à son sort, convaincus qu'il ne pouvait en avoir réchappé...
Le lendemain, Lu Chan se livrait à ses activités quotidiennes comme si rien n'était arrivé. Aucune trace de coups pour attester d'une bastonnade… Mais chez les malfrats, plusieurs d'entre eux étaient couchés en proie à des douleurs comme s'ils s'étaient faits battre !

En Chine, on dit que de tels maîtres ont atteint un si haut niveau de Chi (d'énergie interne) que leur corps est capable d'absorber les coups et de retourner l'énergie contre leur agresseur. Par contre lorsqu'ils vous touchent, paralysé par leur énergie, vous êtes projeté violemment par l'énergie d'une montagne. C'est ainsi que Lu Chan a préféré donner un leçon aux voyous plutôt que de les blesser..."

<< La légende
du manteau magique
de Yang Lu Chan

Longtemps, pour garder le secret de leur style au sein de la famille, les membres de la famille Yang n'enseignèrent publiquement qu'une forme simplifiée de Taï Chi Chuan. Cette forme fut amplement propagée notamment par YANG CHEN FU (1883-1936), le petit-fils de Yang Lu Chan qui, pendant les années 1930, eut de nombreux élèves dont certains émigrèrent par la suite en Europe et aux États-Unis.


Yang Chen Fu en posture du simple fouet

 
PHILOSOPHIE ET PRINCIPES DU TAI CHI CHUAN DE MAITRE YANG CHENG FU
 

"Sans voir ni entendre, laisser la lumière intérieure se réfléchir et prêter attention aux 5 voleurs afin d'éviter d'être volé. Attention aux yeux : si les yeux ne voient pas l'extérieur, l'âme retourne au foie. Attention aux oreilles : si les oreilles n'entendent pas, l'essence retourne aux reins. Attention à la bouche : si on se tait, l'esprit retourne au cœur. Attention au nez : si on ne sent pas au dehors, la vigueur retourne aux poumons. Attention à l'intention : si on n'est pas distrait, elle retourne au pancréas. L'âme, l'essence, l'esprit, la vigueur et l'intention correspondent au foie, au rein, au cœur, aux poumons et au pancréas et aux 5 éléments. Le métal est en relation avec le poumon, le bois avec le foie, l'eau avec les reins, le feu avec le cœur et la terre avec le pancréas. Si les oreilles, les yeux, la bouche, le nez, l'intention retournent à leur source, on peut se voir soi-même et l'esprit s'éclaire alors naturellement…"

<< Les cinq voleurs

"Le feu signifie l'esprit, le vent signifie la respiration prénatale. Comment peut-on transformer l'esprit en souffle ? De la même façon que l'eau dépend du feu pour être transformée en vapeur. L'essence signifie l'eau dans le corps. Il faut employer le feu de l'esprit pour chauffer l'essence afin de la transformer en souffle. Parfois il est possible que le feu de l'esprit ne soit assez fort pour descendre et chauffer vers le bas. C'est pourquoi on souffle le vent du Sud-Est afin de le mouvoir et le feu devient fort, comme un alchimiste active le vent de la forge pour nourrir le feu. Le Taï Chi Chuan peut régulariser la respiration comme on emploie le feu et le vent. De la même manière, la machine à vapeur utilise le feu pour chauffer l'eau et la transformer en vapeur, ainsi un poids de plusieurs tonnes peut être mis en mouvement par cette vapeur. Les trois trésors, l'essence, le souffle, l'esprit dans le corps humain, peuvent s'exercer…"

<< Les trois trésors

"L'intention et le souffle sont dans le corps humain sans forme ni couleur et invisibles pour les yeux, mais il faut savoir que le souffle remplit tout le corps et nourrit le sang. Le souffle est la transformation du feu de la porte de la vie et de l'essence. Les Taoïstes l'appellent l'état d'équilibre entre le feu et l'eau ou encore le Dân inférieur. Il réside et s'accumule dans le Dântien (en dessous du nombril). Les Taoïstes l'apprécient extrêmement alors que la plupart des gens estiment que le sang est le plus précieux dans le corps humain. Mais le souffle est plus important que le sang parce que le souffle est principal et le sang auxiliaire. Si le sang est insuffisant, on peut encore survivr, mais si le souffle vient à manquer, on est en péril. C'est pourquoi la chose la plus importante est de nourrir le souffle.

La particularité du Taï Chi Chuan, outre son bienfait pour le corps humain, est de favoriser le développement du souffle. Le proverbe dit : "On exerce extérieurement les nerfs, les os et la peau, et à l'intérieur, une bouchée de souffle". Quand on pratique le Tai Chi Chuan dans le grand enchaînement, la dispersion des mains ou le grand déplacement, la respiration demeure naturelle, le visage ne change pas de couleur et le souffle emplit tout le corps. On se trouve dans un état plus confortable qu'avant l'exercice ; cela montre que le Taï Chi chuan est bienfaisant et enrichit le souffle.

Quand le souffle est plein, le sang est abondant, le corps est fort. Si le corps est fort, l'intention est ferme. Quand l'intention est ferme, le corps est vigoureux. Cette vigueur produit la longévité et l'on devient expert. On confond souvent l'intention avec le cœur ou inversement, mais ils sont différents. Le cœur est le maître de l'intention, et l'intention est l'auxiliaire du cœur. Quand le cœur se met en mouvement, l'intention commence. Quand l'intention commence, le souffle la suit. Ces 3 éléments, le cœur, l'intention et le souffle sont en interaction. Quand le souffle descend, l'intention est ferme. Quand l'intention est ferme, le cœur est stable. Quand le souffle circule naturellement, il peut activer le sang et en même temps animer l'esprit…"

<< L'intention et le souffle

 

 
     
   
 

YANG SAU CHUNG (1910-1985), arrière petit-fils de Yang Lu Chan, quitta la Chine pour Hong Kong lors des troubles culturels en 1947. Avec l'un des ses trois disciples, CHU KING HUNG, il fonda alors L'INTERNATIONAL TAI CHI CHUAN ASSOCIATION (ITCCA) QUI ENSEIGNE PUBLIQUEMENT POUR LA 1ère FOIS DANS SON INTEGRALITE LE TAI CHI CHUAN STYLE YANG ORIGINEL (le plus répandu dans le monde et le plus enseigné en France) :
celui que nous pratiquons dans notre Ecole.

MAITRE CHU KING HUNG fait partie de la 5ème génération des disciples de la lignée de Yang Lu Chan. Né à Canton en 1945, il réside en Europe depuis 1970. A l'âge de 12 ans, il fut séduit par le Taï Chi Chuan que pratiquait dans son jardin Monsieur Lao, son voisin. Monsieur Lao était l'élève du célèbre Chen Wei Ming, l'un des trois disciples de Yang Chen Fu. Il suivit les cours et y rencontra un moine taoïste qui l'initia à la méditation. Représentant ITCCA EUROPE, Maître Chu, expert international reconnu, pratique et enseigne un Taï Chi Chuan martial de haut niveau ( qui ne peut être appréhendé qu'après une quinzaine d'années de pratique) et forme ses disciples "héritiers" pour perpétuer l'enseignement traditionnel.


 
 

ART MARTIAL NON VIOLENT, fondé sur l’utilisation de l’énergie et non pas sur la force physique, le Taï Chi Chuan utilise exclusivement un système interne, ce qui veut dire que seul le mental supérieur au travers de l’intention (Yi) est utilisé pour mouvoir l’énergie (Qi). Cet aspect est abordé progressivement au fil de l'apprentissage par des techniques ou applications propres au style Yang et permet de rectifier les postures et de mesurer les progrès réalisés.

L'ENSEIGNEMENT TRADITIONNEL DU STYLE YANG (SANS GRADE NI COMPETITION) S'ADRESSE A TOUS, quels que soient l’âge, le sexe et la condition physique. Il met en valeur la détente, la souplesse et les mouvements lents.

Il porte dans un premier temps sur l’apprentissage précis de la FORME LONGUE ou grand enchaînement de Maître Yang Chen Fu (la plus complète parmi tous les autres styles de Taï Chi Chuan). Elle comprend 3 parties - la Terre - l'Homme - le Ciel - au total 108 mouvements simulant un combat contre un adversaire imaginaire (on parle parfois de la "boxe de l'ombre"). Certains mouvements sont récurrents comme par exemple : parer, presser, tirer, le simple fouet, la grue blanche déploie ses ailes, emporter le tigre à la montagne, saisir la queue de l'oiseau, etc...

La gestuelle de la Forme longue, dite "à mains nues" (*) suppose entre 2 à 4 ans pour l'acquérir, selon le rythme de l'enseignement et de l'élève ; c'est elle qui est la plus connue et pratiquée. Dans l'enseignement du style Yang de ITTCA, l'apprentissage peut cependant se poursuivre ensuite au travers des 6 NIVEAUX DE PRATIQUE INTERNE propres à la tradition de la famille Yang, qui permettent d'affiner les mouvements en abordant le travail basé sur la respiration et le souffle (et de moins en moins avec la force musculaire) : yin-yang, spirales des bras, spirales des jambes, forme du centre, yin-yang tête/mains, souffle interne... ainsi que des 6 PRINCIPES YIN-YANG : dominante des 3 yin/3 yang, yin-yang des mains, des pieds, etc...

De même que des techniques ou applications de TRAVAIL A DEUX sont proposées pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans l'exercice et leur maîtrise du Taï Chi Chuan : Tui Shou (poussée des mains) qui est un travail spécfique de contact, écoute, placement de soi et de l'autre dans un échange visant en douceur à ressentir les énergies de chacun, chi-tests, fighting form, applications martiales...

(*) La Forme du Taï Chi Chuan à mains nues en est la représentation la plus connue. Cependant, la PRATIQUE AVEC ARMES (Ping Chi) fait aussi partie du répertoire de travail à travers des Formes voisines mais différentes (la gestuelle s'adapte à l'arme considérée comme le prolongement du corps) : Forme du Bâton, Forme de l'Epée, du Sabre et de l'Eventail...

 

EXERCICES TAOÏSTES : mouvements de gymnastique et d'étirements que l'on répète en série au préalable comme échauffement et qui favorisent la circulation de l'énergie à travers les méridiens, l'assouplissement des articulations. Ils ont un impact précis pour libérer des "portes", à savoir certaines parties essentielles du corps : bassin, taille, épaules, cage thoracique etc... Ils font partie des Qi Gong.

QI GONG : C'est une technique énergétique taoïste faisant partie du patrimoine médical chinois depuis plus de 3000 ans. Les deux idéogrammes du nom signifient  "maîtrise de l’énergie" ou encore "travail du souffle". Pratiquée par les moines taoïstes, cette discipline traditionnelle est en effet basée sur la concentration et l'art de maîtriser le souffle (qui, dans la culture d'Extrême Orient, n'est pas à proprement parlé la respiration mais l'énergie vitale qui circule en tout ce qui est). Elle est l'assise du Taï Chi Chuan qui se développera indépendamment au 17ème siècle vers une finalité martiale.

Elle consiste en des séries de postures statiques ou en mouvement (Yi Gong) avec exercices de respiration et concentration, exemple : Qi Gong de l'arbre ou des 5 animaux, méditation taoïste debout... Sa pratique régulière est le secret de son efficacité, notamment pour développer sa vitalité et sa souplesse, renforcer son système immunitaire, ralentir le vieillissement, tout en développant une plus grande puissance dans les arts martiaux (enracinement, ouverture, énergie interne). Le Qi Gong fait partie intégrante de la pratique du Taï Chi Chuan. La méditation debout, elle, appartient à la tradition secrète de la famille Yang et n'était pas enseignée publiquement avant l'ITTCA. Elle tonifie notamment les bras, les jambes, le dos et libère les tensions de la nuque et des épaules.

 
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